Le financement

Le coût de l'installation

Le coût de l’installation moyen s’élève à 58 000 euros pour les reprises et 42 000 euros pour les créations pures.

Cette moyenne cache, de fait, des différentiels de coût très importants (de 1 à 20) selon les types d’installation :

  • 5 200 euros en moyenne pour la coiffure hors salon
  • 52 000 euros pour un salon indépendant
  • 111 000 euros pour un salon franchisé

Plus l’environnement est urbain, plus les coûts d’installation augmentent (du simple au double entre le rural et les aires urbaines de plus de 100 000 habitants).

Les besoins en financement varient d’un projet à un autre et le créateur doit être en mesure d’opter pour la solution la plus appropriée à ses besoins. Les accès au crédit sont diversifiés et des aides spécifiques sont accordées en fonction du lieu d’implantation de l’entreprise.

Source : étude 2008 « les jeunes entreprises du secteur de la coiffure » : caractéristiques et besoin d’accompagnement » (ISM/FNC).

Les différents financements

Lorsque se pose la question du financement de l’entreprise, plusieurs solutions sont à envisager : renforcer ses apports personnels (ou fonds propres) en utilisant son épargne et celle de ses proches, contracter un prêt bancaire, avoir recours aux sociétés de cautionnement pour en garantir le risque, solliciter un prêt à la création d’entreprise, bénéficier d’une avance remboursable, avoir recours à l’ACCRE et au dispositif NACRE en cas de chômage.

1/ L’apport personnel
L’apport personnel est indispensable pour inspirer confiance aux tiers, en particulier lors d’une demande de crédit, et autofinancer certains besoins durables écartés par les banques : frais d’établissement, investissements incorporels autres que le fonds de commerce, fonds de roulement, etc …

2/ Les prêts bancaires
Les banques financent habituellement à hauteur de 70% les investissements corporels, le fonds de commerce et parfois le fonds de roulement. Elles limitent souvent leur engagement à hauteur de la mise du créateur d’entreprise : les apports personnels devant au moins égaler l’emprunt sollicité. La durée maximale des prêts dépend de la durée fiscale d’amortissement des biens financés. Dans la coiffure, elle est en moyenne de 7 ans.
Téléchargez le zoom « Nos solutions de financement par la Banque Populaire »

3/ Les sociétés de cautionnement
Les banques acceptent d’octroyer un prêt sous couvert d’une garantie (hypothèque, nantissement…) ou d’une caution personnelle. Si les garanties présentées sont jugées insuffisantes, le créateur d’entreprise peut faire appel à des organismes qui assureront la prise en charge partielle du risque. Les fonds de garantie peuvent être nationaux, ou régionaux, et concerner la création ou la reprise d’entreprises comme OSEO ou les sociétés de caution interprofessionnelle telles que la SIAGI ou les SOCAMA.
OSEO garantit tous les concours financiers accordés aux petites et moyennes entreprises qui peuvent prendre la forme de prêts, de crédit-baux mobiliers, de location financière, d’une durée supérieure ou égale à deux ans. OSEO peut garantir jusqu’à 70% des emprunts en cas de création d’entreprise, quelque soit la forme juridique de l’entreprise en cours de création ou créée depuis moins de trois ans et dont les associés majoritaires sont, ensemble et séparément, des personnes physiques, des PME ou des TPE.
La SIAGI et les SOCAMA cautionnent les prêts des artisans.

4/ Le prêt à la création d’entreprise
Le prêt à la création d’entreprise a été créé pour faciliter l’installation de nouveaux entrepreneurs et tout particulièrement des porteurs de petits projets. Il s’agit d’un crédit compris entre 2 000 et 7 000 €, sans garantie ni caution personnelle du créateur qui en dispose pour financer les frais et les dépenses de démarrage de son affaire.

5/ Les avances remboursables
Les Conseils Régionaux accordent parfois des avances remboursables (sans paiement d’intérêt) aux artisans créant ou reprenant des entreprises. Cela dépend de la politique menée en matière de développement économique dans la région. Elles sont accordées suite à l’étude du dossier par une commission ad’hoc.

6/ Le recours à l’ACCRE et au dispositif NACRE en cas de chômage
Le dispositif d’encouragement à la création d’entreprise permet au chômeur créateur d’entreprise de bénéficier d’une exonération des charges sociales (ACCRE), d’un parcours d’accompagnement adapté incluant une aide au montage, un prêt à taux zéro, un appui au démarrage et au développement (dispositif NACRE), et, le cas échéant, d’un maintien du revenu pendant les premiers mois de la vie de l’entreprise.

Les aides selon l'implantation

Des exonérations d’impôts directs et de cotisations sociales sont prévues en faveur des entreprises qui sont créées dans certaines zones géographiques considérées comme prioritaires, selon la politique d’aménagement du territoire mise en œuvre.

Ces différentes zones sont les suivantes :

1/ Zones d’aide à finalité régionale (ZAFR) et zones d’aide à l’investissement des petites et moyennes entreprises
Où les aides d’Etat aux entreprises doivent être compatibles avec la réglementation communautaire.

2/  Zones urbaines sensibles (ZUS)
Caractérisées par la présence de grands ensembles ou de quartiers d’habitat dégradé et par un déséquilibre accentué entre l’habitat et l’emploi.
Au sein des ZUS, sont délimitées des zones confrontées à des difficultés particulières dénommées zone de redynamisation urbaine (ZRU)
Certains quartiers défavorisés correspondant selon le cas à des quartiers de plus de 8 500 ou 10 000 habitants, compris en règle générale dans les ZRU, bénéficient de l’application de zone franche urbaine (ZFU). Il existe trois catégories de ZFU.
Les plans des zones urbaines en difficulté (ZUS, ZRU, ZFU) peuvent être consultés à la délégation interministérielle à la ville et au développement social urbain, 194, avenue du Président Wilson, 93217 Saint-Denis-la-Plaine Cédex, auprès des préfectures et directions des services fiscaux des départements concernés, ainsi qu’auprès des mairies des communes concernées.

3/ Zones de revitalisation rurale (ZRR)
Présentant des difficultés accentuées de développement.

4/ Bassins d’emploi à redynamiser (BER)
Caractérisés par un taux de chômage élevé et une déperdition de population et d’emplois.