L'emplacement

Le bon quartier

Être dans une zone de chalandise (rue commerçante du centre ville ou galerie commerciale d’un hypermarché), être accessible aisément par divers moyens de circulation, bénéficier d’un stationnement important… sont des facteurs qui facilitent le développement commercial et contribuent à la pérennité du salon de coiffure.

Afin de choisir le bon emplacement ou de vérifier si son choix d’emplacement est approprié, il est conseillé de réaliser une étude de marché.
L’étude de marché permet de :

  • mieux connaître les grandes tendances et les acteurs du marché (et donc l’état de la concurrence) et de vérifier l’opportunité de vous lancer,
  • déterminer des hypothèses de chiffres d’affaires prévisionnels,
  • déterminer la stratégie la plus adéquate,
  • fixer, de la manière la plus cohérente possible, votre concept d’entreprise, votre grille tarifaire, ainsi que votre politique commercial
  • d’apporter des éléments chiffrés qui serviront à établir un budget prévisionnel.Pour en savoir plus sur l’étude de marché.

Le local rêvé

Le choix du lieu d’exercice de l’activité professionnelle est important. Démarrer sur les bases d’un salon de coiffure déjà en place est vivement recommandé, notamment  pour profiter d’une clientèle déjà existante et partir du bon pied. Plusieurs options sont néanmoins envisageables.

Il faut d’abord justifier de la jouissance d’un local dans lequel sera exercée l’activité de coiffure et fixer l’adresse (ou le siège social en cas de société) de l’entreprise.
A cet effet, il est possible de louer un local à usage commercial ou artisanal.
L’achat d’un salon de coiffure est plutôt recommandé car il permet de bénéficier d’une clientèle existante et s’accompagne de l’acquisition du droit au bail.
Avoir recours à la location-gérance d’un fonds, c’est-à-dire à la location d’un salon de coiffure pendant une certaine durée moyennant versement d’une redevance au propriétaire, permet d’en assurer la gestion tout en évitant les frais élevés liés à son acquisition.

Afin de rechercher ce local commercial ou ce fonds à acheter ou à louer, vous pouvez consulter :

  • les sites spécialisés www.annoncecoiffure.com de l’UNEC ou www.bnoa.net des Chambres de métiers et de l’artisanat
  • les petites annonces de l’hebdomadaire L’Eclaireur des Coiffeurs
  • les agences immobilières spécialisées dans la vente de fonds ou la location de locaux commerciaux

Le bail

Le bail représente la partie la plus technique de l’installation physique du local commercial. Chaque point mérite une attention scrupuleuse pour éviter les déconvenues d’emblée.

Lors de la conclusion du bail, toutes les clauses sont importantes mais la rédaction de certaines dispositions est à surveiller tout particulièrement :

  • La durée du bail fixée à 9 ans, avec possibilité, pour le bailleur et le preneur, d’y mettre fin à l’expiration de chaque période triennale grâce à l’envoi d’un congé par acte d’huissier respectant un préavis de 6 mois.
  • La répartition de la charge des travaux et des réparations entre bailleur et locataire afin d’éviter la présence de dispositions contradictoires ou déséquilibrées, prévoyant que la totalité des réparations est à la charge du preneur même si elles sont occasionnées par la vétusté ou la force majeure, ou encore trop imprécises et susceptibles de générer des contentieux.
  • La clause d’accession, qui permet au bailleur de devenir propriétaire des améliorations faites par le preneur à l’expiration du bail au cours duquel elles ont été réalisées, ou bien encore en fin de jouissance au départ du locataire (2ème hypothèse à éviter).
  • La destination des locaux, qui permet de déterminer l’activité pouvant être exercée dans les locaux.
  • La révision du loyer, qui est effectuée tous les 3 ans à compter de la demande du bailleur (et non à la date supposée normale d’augmentation) si elle est légale ou triennale, ou chaque année de manière automatique à une date déterminée par le bail si elle est prévue par une clause d’indexation.

Conseil : lors de l’entrée dans les locaux loués, il est recommandé de faire établir un état des lieux par acte d’huissier, de manière contradictoire (en présence du bailleur et du locataire), afin d’éviter que les locaux soient considérés comme délivrés en bon état par le bailleur.